Le projet en bref
Nom du projet : Marie Curie France Régions
Objectif du projet : favoriser la mobilité des chercheurs.
Organisme porteur du projet : Conférence des Présidents d’Université (CPU).
Responsable du projet : Caroline Streb
Partenaires impliqués :
Alsace, Aquitaine, Basse Normandie, Bretagne, Centre, Guadeloupe, Haute Normandie, Limousin, Nord Pas de Calais, Pays de Loire, Poitou Charente, Provence Alpes Côte d’Azur.
Partenaires régionaux : Conseils régionaux de Bourgogne et de Franche-Comté.
Programme européen : 7ème PCRD, volet Personnes, rubrique "Actions Marie Curie".
Subvention : 4 999 114 millions €
Etat d’avancement : En cours de réalisation. Le projet a officiellement démarré le 02 mars 2009.
Contact : People.mcfr@cpu.fr; site internet : http://www.mcfr.cpu.fr
Résumé du projet
Le projet MCFR s’inscrit dans le cadre de la politique de promotion de la mobilité des chercheurs mise en œuvre par la Commission européenne par le biais des actions Marie Curie du programme "People" du 7ème PCRD. Parmi ces actions, des bourses individuelles sont attribuées aux "chercheurs expérimentés" ou post-doctorants. Afin d’augmenter l’efficacité de cette action, un système de "cofunding" a été instauré, destiné à cofinancer des programmes nationaux ou régionaux ouvert à la mobilité. Le projet MCFR concerne la dimension régionale du financement de la mobilité en France. Il vise à fédérer la demande des divers programmes régionaux grâce à la soumission d’une proposition commune, coordonnée par la CPU. Il s’agit donc de créer un consortium composé des régions françaises volontaires pour présenter un programme de cofinancement commun sur la mobilité des chercheurs.
Questions à François Baudin et à Jennifer Stiefvater
Pouvez-vous nous décrire le projet en quelques mots et indiquer à quel stade de développement il en est actuellement (négociation, réalisation, bilan) ? Le projet MCFR vise à favoriser la mobilité des chercheurs de haut niveau. Il est coordonné, au plan national par la CPU (Conférence des Universités), seul contractant avec la CE (il n’y aura pas d’accord de consortium entre les différents partenaires mais un système de conventionnement). Les régions partenaires se sont mises d’accord sur un même montant, alloué aux chercheurs étrangers (qu’ils soient juniors ou seniors) et sur un même mode de sélection (via un site internet mutualisé et des moyens d’expertise partagés). Elles se sont engagées à faire un effort financier supplémentaire concernant ces bourses de mobilité individuelles, co-financées par l’UE. D’un point de vue pratique, les crédits régions continueront à être affectés par les Conseils régionaux aux établissements et les crédits européens seront affectés à ces mêmes établissements en complément via la CPU. Le projet est actuellement en cours de réalisation. Il a officiellement démarré le 02 mars dernier. En Franche-Comté, ce dispositif concerne uniquement l’accueil de post-doctorants juniors étrangers, soit 12 bourses de mobilité entrante co-financées région / UE (4 par an sur les trois premières années du programme). En Bourgogne, ce dispositif concerne 15 bourses de mobilité co-financées région / UE (5 par an sur les trois premières années du programme).
Comment expliquez-vous le besoin de favoriser la mobilité des chercheurs ? Le dynamisme et la compétitivité de nos laboratoires vont de pair avec le degré de qualification de nos chercheurs. Ce programme va nous permettre d’attirer des chercheurs étrangers de haut niveau en Bourgogne et en Franche-Comté et de mieux communiquer sur l’offre de recherche proposée par nos établissements d’enseignement supérieur : universités, écoles d’ingénieurs, etc. via un site internet unique (http://www.mcfr.cpu.fr) bientôt disponible.
Comment le projet MCFR y parviendra-t-il ? L’avantage de ce nouveau dispositif de financement de la mobilité est qu’il permet aux établissements d’enseignement supérieur d’attirer de meilleurs chercheurs dans les 14 régions françaises partenaires car d’une part le co-financement UE / région garantit une meilleure rémunération des chercheurs (l’effort financier supplémentaire consenti par les régions et la participation européenne créée un effet levier important) et d’autre part, le label Marie Curie du programme est un gage de qualité scientifique que les chercheurs pourront valoriser tout au long de leur carrière.
Quel rôle jouent les régions dans le financement de la mobilité des chercheurs ? Quasiment toutes les régions en France contribuent financièrement à la mobilité des chercheurs (qu’il s’agisse de mobilité entrante ou sortante, d’accueil de chercheurs juniors ou seniors).
Pensez-vous que le projet réponde aux priorités de l’UE en matière de recherche ? Tout à fait, dans la mesure où l’objectif est de mutualiser les compétences et les moyens disponibles, d’harmoniser les dispositifs de financement nationaux / régionaux de la recherche dans le but de créer, à terme, un EER (Espace européen de la Recherche) qui fera émerger des projets plus compétitifs au plan mondial. En l’occurrence, MCFR va permettre aux 14 régions françaises partenaires de pallier un manque d’attractivité (notamment en terme de salaires proposés aux chercheurs étrangers).
Pour quelles raisons avez-vous décidé de répondre à un appel à projet européen ?
Nous avions tout à y gagner.
Comment les différents partenaires du projet ont-ils été trouvés et sélectionnés ? La CPU a pris contact avec les différentes Régions pour leur proposer d’être partenaires. La Région Bourgogne et la Région Franche-Comté ont été retenues grâce à leur très forte réactivité.
Comment se passent les relations avec les autres partenaires et le coordinateur ? Une première réunion de travail a eu lieu le 21 avril dernier à Paris dans les locaux de la CPU. Cette réunion nous a permis d’échanger sur nos dispositifs régionaux respectifs. Nos relations promettent d’être fructueuses même si nous (collectivités) commencions à être inquiètes par rapport au démarrage du projet : il faut savoir que nous sommes restées près de 6 mois sans nouvelles de l’état d’avancement du projet (la phase de négociation aura été aussi tumultueuse pour l’UE et la CPU que mutique pour les régions)
Quelles ont été les étapes importantes du projet dans la phase de montage ? Il faudrait poser la question à la CPU qui, en tant que coordinateur, a eu la responsabilité du montage de dossier.
Quelles ont été les difficultés majeures auxquelles vous avez été confronté ? Hormis le délai de mise en place ou la période de « stand by » qui a caractérisé toute la phase de négociation, la difficulté majeure que les Conseils régionaux rencontrent à présent est l’articulation entre, d’une part, leurs procédures respectives (montants financiers dédiés à la mobilité, calendrier des appels à projets, temps politique etc.) et, d’autre part, ce nouveau dispositif de mobilité mutualisé. Toutefois, cela devrait s’arranger et la situation devrait rapidement se décanter.
Quelles retombées aura ce projet au niveau local ? européen ? Au niveau local, comme nous l’avons déjà signalé, MCFR nous permettra d’attirer dans nos deux régions de meilleurs chercheurs étrangers. Au niveau européen, il s’agit de construire un EER en commençant par harmoniser les dispositifs nationaux / régionaux de mobilité. Globalement, il s’agit de remédier au manque d’attractivité de l’Europe (pour des chercheurs étrangers) en terme de salaires. En résumé, MCFR devrait renforcer les compétences et la compétitivité au plan mondial de nos université ou laboratoires et avoir des retombées tant d’un point de vue local que d’un point de vue européen.
Quelle est la plus value d’un projet européen selon vous ? L’effet levier d’une contribution européenne sur nos politiques locales de mobilité va permettre de renforcer l’attractivité et de la compétitivité de notre territoire au plan mondial.
Seriez-vous prêt à renouveler l’expérience ? Pourquoi ? Oui, sans hésiter (pour toutes les raisons que nous avons évoquées précédemment)
Si vous aviez un conseil à donner à des porteurs de projets européens, quel serait-il ? La Région Franche-Comté n’ayant pas encore d’expérience en tant que porteur de projets européens (mais seulement en tant que partenaire), ne peut répondre à cette question.
ContactsManagement du projet MCFR :
*En Bourgogne : - Géraldine Harly (Conseil régional de Bourgogne, Directrice de la Recherche, de l’Enseignement Supérieur et de l’Innovation)
E. mail : gharly@cr-bourgogne.fr / Tél : 03 80 44 34 59
- François Baudin (Conseil régional de Bourgogne, Direction de la recherche et de l’enseignement supérieur, Chef de projets recherche et enseignement supérieur)
E. mail : fbaudin@cr-bourgogne.fr / Tél : 03 80 44 40 03
*En Franche-Comté : - André Pierre (Conseil régional de Franche-Comté, Directeur de la Recherche et de l’Enseignement supérieur)
E. mail : andre.pierre@franche-comte.fr / tél : 03 81 61 61 55
-Jennifer Stiefvater (Conseil régional de Franche-Comté, Direction de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, chargée de projets Europe-Innovation)
E. mail : jennifer.stiefvater@franche-comte.fr / tél : 03 81 61 55 44