Le projet en bref
Nom du projet : Advanced Safety and Driver Support for Essential Road Transport
Objectif du projet : contribuer de manière substantielle à améliorer la sécurité routière.
Organisme porteur du projet : PTV Planung Transport Verkehr AG (Allemagne)
Responsable du projet : Walter MAIBACH
Pays impliqués :
Allemagne, France, Finlande, Suède, Italie, Irlande, Royaume-Uni, Roumanie, (+ Tanzanie, Inde)
Partenaires régionaux : Université de Technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM)
Programme européen : 7ème PCRD, volet "Coopération", thème "Transports".
Subvention : 6,15 millions €
Etat d’avancement : En cours de réalisation
Contact : maxime.wack@utbm.fr / http://www.project-asset.com
Résumé du projet
Le projet ASSET vise à contribuer de manière substantielle à améliorer la sécurité routière. ASSET va générer, traiter et fournir les informations importantes concernant la sécurité routière issues des principaux composants du système. Augmenter l'assistance au conducteur, accroître les connaissances qu'il a de son contexte et améliorer son comportement constituent une tâche clé. Cette mission est accomplie à travers un réseau de capteurs chargé de l'assistance et de la communication de l'information aux conducteurs, d'agences de gestion de trafic ainsi que d'opérateurs au sein de l'infrastructure. Le concept d'ASSET comprend les principaux aspects suivants: développer une nouvelle théorie pour la sécurité routière, déduire de cette théorie les mesures pratiques requises pour un système de sécurité intégré, développer et intégrer des technologies et architectures en incluant un modèle de conception holonique, assurer l'intégration des différentes applications et des sites de test, étudier les fonctions, performances et le fonctionnement des systèmes afin de les optimiser.
Questions à Maxime Wack
Pouvez-vous décrire le projet en quelques mots et indiquer à quel stade de développement il en est actuellement (négociation, réalisation, bilan) ?
La réunion concernant la "convention de subvention" a eu lieu en novembre 2008 : les partenaires du projet ont apposé officiellement leurs signatures à la convention et la Commission européenne a donné ses dernières recommandations en matière budgétaire et financière (comment gérer un budget ? quelles sont les échéances de versement des fonds ? etc.). Puis la première réunion du consortium s’est tenue au Grand Palais, dans le cadre de "La Ville européenne des sciences" évènement qui s’est tenu du 14 - 16 novembre 2008, sous la présidence française de l’UE, et qui a permis de présenter le projet.
Quels sont les défis actuels auxquels le domaine du trafic routier, est actuellement confronté ? En quoi le projet ASSET permet-il d’y répondre ?Chaque pays partenaire du projet a fondé ses objectifs sur des constats/défis de départ différents et donc mis en œuvre des activités différentes. Dans le cas de la France, l’accent a été mis sur la communication et la mutualisation de l’information. L’objectif étant de récupérer les informations transmises, de les mutualiser et de les transmettre, pour informer les conducteurs et améliorer ainsi la sécurité routière, qui reste encore très problématique en France.
Quels sont les concepts fondateurs qui se situent à l’origine du projet ? Quelle est l’approche adoptée ? L’approche adoptée est holistique : elle vise à s’inspirer du modèle comportemental des animaux, et des oiseaux en particulier : lorsqu’ils se déplacent en bande, ils utilisent des stimuli pour communiquer: des stimuli internes pour ne pas s’entrechoquer entre eux et des stimuli externes pour se rendre vers la destination de leur choix. Le monde animal a bâti des méthodes de déplacement dont nous pouvons nous inspirer. Il s’agit d’utiliser des outils informatiques permettant de reproduire le fonctionnement animal.
Par quelles techniques/technologies s’effectuent le traitement et la transmission d’information sur la sécurité routière ?Le projet utilise des outils de communication, à la fois de véhicule à véhicule (par le biais du "web", un équivalent du wifi pour les véhicules) et de véhicule à infrastructure (par le biais du "max+" visant à modéliser le trafic). Le projet utilise également des outils informatiques : des services web et une sorte de langage commun, appelée "anthologie" (lexique de définitions clés sous forme codée, que les services utilisent pour traiter les informations). Les informations provenant de sources différentes (services de police, de nettoyage etc.) sont ainsi uniformisées et transmises.
Quelles seront les missions que l’UTBM devra remplir tout au long du projet ? Celles-ci sont-elles destinées à évoluer ou pas ? Le projet se compose de 7 "Work Packages" (WP) au total. L’UTBM assure la coordination de l’un d’eux. Dans ce cadre, des réunions sont prévues en Allemagne, en Finlande et en France.
Quelle est la spécificité des partenaires du projet ? Comment se passent les relations avec les eux ainsi qu’avec le coordinateur ? Les relations entre partenaires et entre les partenaires et le coordinateur du projet se passent bien, même si tout le monde ne se connaissait pas au préalable, puisqu’il s’agit du premier projet élaboré ensemble. Les contacts par téléphone, email et visioconférences sont fréquents, les rencontres de visu un peu moins, mais elles n’en demeurent pas moins indispensables.
Votre consortium est formé de 2 structures non européennes, basées en Inde et en Tanzanie : comment avez-vous connu ces structures ? De quelle manière travaillez-vous avec elles dans le cadre du projet ?Il n’y a avait pas de liens préexistants avec les partenaires d’Inde et de Tanzanie, mais s’agissait d’une condition de la Commission européenne : intégrer un pays d’Asie et un d’Afrique. Or, il y avait un intérêt réel à travailler avec la Tanzanie car l’infrastructure y est inexistante ou presque et avec l’Inde parce qu’elle est généralement moins choisie que la Chine pour être associée à des projets européens. Un déplacement en Inde est d’ailleurs prévu à l’automne prochain.
Quelles ont été les étapes importantes du projet dans la phase de montage ? Quelles ont été les difficultés majeures auxquelles vous avez été confronté ?La rédaction a été particulièrement longue, elle a demandé préalablement beaucoup de travail et de déplacements. Les questions financières se sont également posées avec acuité. Le Pôle Véhicule du Futur a d’ailleurs aidé à financer les déplacements prévus par le projet.
Quelles retombées aura ce projet au niveau local ? européen ? Quelle est la plus value d’un projet européen selon vous ?La valeur ajoutée européenne est fondamentale puisque la sécurité routière ne s’arrête pas là où s’arrêtent les frontières ! La problématique du projet, la mutualisation et la transmission d’information, est de fait transnationale !
Seriez-vous prêt à renouveler l’expérience ? Pourquoi ? Si vous aviez un conseil à donner à des porteurs de projets européens, quel serait-il ? Le conseil à donner serait de se faire connaître et se rapprocher des petites structures qui ont l’habitude de monter des projets européens puis de s’associer à des grands groupes qui ont les moyens (financiers et humains) monter de tels projets.